présentation
Avec Julie Biereye Sophie Botte Olivia Dalric Peggy Dias Karl Eberhard Alexandre Ethève Paul Jeanson Lionel Lingelser Richard Sandra
Adaptation et dramaturgie Marco Sabbatini Omar Porras Assistante à la mise en scène Bérangère Gros Scénographie Fredy Porras Musique Erick Bongcam Omar Porras Son Emmanuel Nappey Erick Bongcam Lumières Mathias Roche Costumes Coralie Sanvoisin Assistée par Peggy Sturm Couturière Irène Schlatter Masques et postiches Cécile Kretschmar Assistée par Marie Messien Accessoires Laurent Boulanger Assisté par Marie Vernay Construction du décor Olivier Lorétan En collaboration avec Jean-Marc Bassoli, Christophe Crausaz et les Ateliers du Lignon Directeur technique Olivier Lorétan Régie accessoires Laurent Boulanger Régie plateau Jean-Marc Bassoli Régie son Emmanuel Nappey Régie lumière Mathias Roche Habilleuse Marucha Castillo Spectacle créé avec le soutien des équipes techniques du Théâtre de Carouge-Atelier de Genève et du Théâtre Forum Meyrin Accueil réalisé en collaboration avec l’Association des Habitants de la Ville de Meyrin (AHVM)
J’avais envie de monter Molière depuis longtemps, pour ses personnages hauts en couleur et la relation qu’il instaure avec le public, mais aussi pour ses fortes attaches avec la tradition italienne et l’univers des saltimbanques.On en a discuté avec Jean Liermier et Mathieu Menghini, et ce choix s’est rapidement imposé.
Dans Les Fourberies de Scapin, le discours politique et social est profond et universel. Scapin représente la voix de l’esclave ou du truand : on sait qu’il sort de prison mais on ne saura jamais pourquoi. Doté d’une intelligence et d’une sagesse naturelles, ce personnage intéresse et intrigue. Il est le révélateur des hommes et des femmes qui l’entourent. Il est considéré comme un personnage comique alors que c’est lui qui rend les autres comiques.
L’écriture de Molière est particulièrement rigoureuse ; les enchaînements sont précis et d’une grande cohérence rythmique. Nous avons beaucoup travaillé sur l’improvisation pour révéler les secrets du texte sans en altérer la nature ; cette exploration nous a permis de démonter sa structure et de retrouver tous les non-dits, les articulations théâtrales, la dynamique mais aussi le chant et la musique propres à la pièce.
On n’invente donc rien : on entre dans l’œuvre et on multiplie les possibilités de jeu de scène.
Omar Porras
Production Teatro Malandro Coproduction Théâtre Forum Meyrin (Genève) Théâtre de Carouge – Atelier de Genève Le Grand T scène conventionnée de Loire-Atlantique –Nantes Espace Malraux Scène Nationale de Chambéry et de Savoie Bonlieu – Scène nationale d’Annecy Château-Rouge – Annemasse Avec l’appui de la Ville de Genève – Département cantonal de la culture Avec le soutien de la République et canton de Genève de la Commune de Meyrin de Pro Helvetia Fondation suisse pour la culture et de la Fondation meyrinoise pour la promotion culturelle sportive et sociale
Le Teatro Malandro est en résidence au Théâtre Forum Meyrin
éclairage
Note d’intention
C’est à travers l’énergie et la vivacité de comédiens,
soigneusement aiguisés, que la rencontre entre Molière, ses Fourberies de Scapin et le Teatro Malandro devrait se produire : musiques, danses,machineries, chants… le rythme trépidant et cruel de la farce, la fraîcheur débridée de l’improvisation, la satire mordante et tordante de la décadence moderne au service d’une fable à l’efficacité redoutable où le valet règne en maître.
Omar Porras avril 2008
Trois questions À Omar Porras
« D’après Molière » dites-vous. Pensez-vous toucher au texte original ?
Non, mais toute mise en scène d’une pièce est une adaptation. Molière fait partie de l’univers du théâtre, mais c’est aussi du théâtre universel et je l’entends dans une époque très contemporaine : au risque de choquer les pourfendeurs d’anachronisme.
On a l’impression que vous avez une grande tendresse pour Scapin ?
Scapin est le personnage qui peut-être définit le mieux mon univers. Il est un synonyme de Malandro (nom de la compagnie d’Omar Porras, ndlr) et inversement. Il est la malice, fait partie de la famille des amuseurs : Scapin, c’est un de ces esprits du théâtre qui font renaître le théâtre dans chaque situation.
C’est aussi un personnage dangereux qui bouscule la morale…
Est-ce que l’ordre moral existe au théâtre ? Scapin, c’est un peu le double de Molière, un double de tous les metteurs en scène. Il rappelle que le théâtre n’a peut-être pas pour but de fonder une morale mais qu’il est un révélateur. Que faire du théâtre c’est lever le voile sur les travers des humains.
Il y a de l’Ubu dans Scapin : un personnage qui nous fait rire des atrocités du monde, qui joue avec ses contradictions en provoquant l’étonnement.
Entretien réalisé
par le théâtre de carouge
le 11 avril 2008
photos
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