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Théâtre de Carouge - Atelier de Genève

INFO[at]TCAG.CH/ 57, RUE ANCIENNE / 1227 CAROUGE SUISSE / CASE POSTALE 2031 / T + 41 (0) 22 343 25 55 / F + 41 (0) 22 342 87 95

En novembre au Théâtre de Carouge

  • De Marivaux

    Mise en scène de Jean Liermier

    Création
    Du 31 octobre au 27 novembre 2008
    Salle François-Simon

    à 19h les mardis, jeudis et samedis. à 20h les mercredis et vendredis. à 17h les dimanches. relâche les lundis. Durée : 2h20 avec entracte

    Pourquoi Le Jeu de l’Amour et du Hasard est-il un des plus grands succès de Marivaux, sa pièce la plus montée à la Comédie-Française ? Parce qu’elle est drôle, en apparence bourgeoise et légère ? Où est l’amour dans cette pièce ? Quelle est la part du hasard ? Comme tous les grands textes, sous son apparence ludique, celui-ci exprime des questions profondes et toujours contemporaines. Jean Liermier



    avec

    felipe castro Mario  dominique gubser  Lisette  joan mompart Dorante
    François nadin Arlequin  alexandra tiedemann Silvia
    alain trétout Monsieur Orgon

     

    assistant à la mise en scène felipe castro
    collaboration artistique
    françois regnault scénographie philippe miesch costumes werner strub  lumières jean-philippe roy univers sonore jean faravel  maquillages, coiffures katrin zingg


    production
    théâtre de carouge-atelier de genève
    La tournée de ce spectacle  reçoit le soutien de la CORODIS

     

     

    Note d'intention

    La jeune fille Silvia a peur des hommes. Elle s’est forgé son opinion à travers les quelques exemples qu’elle connaît de voisines malheureuses en amour. Son père ayant invité un prétendant nommé Dorante, elle va prendre la place de sa servante Lisette, pour mieux observer le jeune homme, qui de son côté a eu, comme par hasard, la même idée ! Et nous nous retrouvons en plein carnaval ; les valeurs s’inversent, le valet bastonne son maître, l’humilie, se rit de lui, sans qu’il ne puisse rien dire. Ce qui m’intrigue, c’est la part de spontanéité des valets : si je me mets à la place d’Arlequin ou de Lisette, les deux seront persuadés de séduire une richissime personne d’une classe sociale infiniment supérieure à la leur. Et si cette union se concrétise, ils seront à l’abri non plus dans le jeu, mais dans la vraie vie !... Silvia sera troublée et blessée dans sa chair de se sentir tomber amoureuse d’un valet, en fait Dorante déguisé en Bourguignon. Pourquoi ? La raison liée à la condition sociale peut-elle l’emporter sur le sentiment ? Est-ce à l’état naturel que nous sommes contraints de n’aimer que des personnes de notre « monde » ? Et pourquoi fait-elle subir à Dorante au 3ème acte, alors qu’elle sait désormais qui il est, l’épreuve de se déclarer à la domestique qu’il croit qu’elle est, sachant ce que cela implique pour lui comme renoncement ? Et elle le regarde souffrir, comme le père regardera sa fille pleurer, prise au piège de son propre stratagème… Comme François Simon et Philippe Mentha, les fondateurs du Théâtre de Carouge, je me réjouis de revisiter de grands textes du répertoire, et en les questionnant, de faire exploser leur force poétique ! J. L.

     

    Plus d'infos sur le spectacle  Réserver en ligne  Venir au Théâtre de Carouge

Faire, Défaire, Refaire : une exposition de Marc Vanappelghem

photo école

Marc Vanappelghem est photographe. À l'invitation de Jean Liermier, il assiste aux répétitions des spectacles qui se créent au Théâtre de Carouge-Atelier de Genève. Ses travaux sont exposés dans le hall du théâtre. Pour le Jeu de l'Amour et du Hasard, il donne à voir ces moments de théâtre qui n'apparaissent pas lors de la représentation.

Septembre octobre 2008 - Marc Vanappelghem :
Il y a eu 5 semaines de répétition sous le toit du grenier du théâtre dans la froidure prématurée de l'hiver et la pénombre du projecteur artisanal. Les scènes s'enchaînent, se montent, se déchaînent, s'effacent et disparaissent à jamais. Chaque jour est un nouveau spectacle violent, inattendu, drôle, qui ne me laisse pas indifférent. Les acteurs inventent, déconstruisent, se questionnent, proposent des interprétations surprenantes et décoiffantes. Ce qui est montré sur ces panneaux se situe depuis la première lecture jusqu'à la découverte du plateau avec le vrai décor, les costumes et la lumière.

À voir, du 31 octobre au 27 novembre 2008, hall d'exposition du Théâtre de Carouge-Atelier de Genève, 39 rue Ancienne, Carouge.

Entrée libre. Horaires d'ouverture : à partir de 18h les mardis, jeudis et samedis, à partir de 19h les mercredis et vendredis, à partir de 16h les dimanches. Relâche les lundis.

 

Histoire d'Elles en tournée

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«Mieux vaut allumer une petite flamme que maudire les ténèbres». Yvette Théraulaz se dit une amoureuse passionnée qui a questionné le monde sans relâche, et n’a pas trouvé de réponse. Pour elle, l’humanité se divise en deux catégories, les nantis et les démunis. Lucide, à la question «quelle l’invention a changé le XXe siècle?» elle répond : «L’émancipation féminine».

«Histoires d’elles tente de montrer comment nos destins de mère et de fille se sont nettement différenciés, chacune vivant dans son époque. (…) C’est le choc de ces deux univers déclinés au féminin, que se propose d’arpenter ce spectacle musical. Les droits obtenus par les luttes des femmes sont d’ailleurs encore fragiles. C’est une question posée à la fin de cette création sur l’histoire, l’héritage et le devenir des mouvements de femmes, très actifs dans les années 70. Le XXe siècle est celui où les femmes ont effectué une percée remarquable dans tous les domaines de la vie publique et privée. (…) Tous les progrès réalisés n’ont pu l’être que par l’obstination des femmes à faire reconnaître leurs droits. Du mouvement féministe des années 70 à aujourd’hui, l’histoire des conquêtes féminines est avant tout d’incessants combats, qui sont loin d’être achevés.» Yvette Théraulaz

Mise en scène : Jean-Paul Wenzel. Arrangements et direction musicale : Lee Maddeford.  Avec : Yvette Théraulaz. Musiciens: Sara Oswald, Megumi Tabuchi et Noémie Cotton. Durée : 1h30.

VIDY  - Lausanne - Du 28.10 au 16.11.2008 / ESPRIT FRAPPEUR - Lutry - Du 26.02 au 01.03.2009
LA COMEDIE
- Genève - Le 07.03.2009 / L'AMPHITHEATRE - Pont de Claix (F) - Le 10.03.2009
TRAIN THEATRE
- Portes-lès-Valès (F) - Le 11.03.2009 / LE RABELAIS - Meythet - Le 12.03.2009 LES HALLES DE SIERRE - le 14.03.2009  / CENTRE CULTUREL REGIONAL, Delémont - le 8.03.2009
BENNO BESSON
- Yverdon - Le 17.03.2009 / LE PASSAGE - Neuchâtel - Du 19 au 22.03.2 009
L'ALAMBIC
- Martigny - Les 26 et 27.03.2009 / GARE AUX SORCIERES - Le Moléson - Le 28.03.2009

 

Les spectacteurs

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Un marathon : c’est le mot qui vient à l’esprit quand on pense à la belle expérience qui vient de se terminer à la salle Gérard-Carrat. 42 représentations dont 28 scolaires pour plus de 3400 élèves (24 scolaires étaient organisées en collaboration avec la Commission Théâtre du Cycle d’orientation), un jeune public parfois… animé, souvent enthousiaste, et au total une belle réussite publique. Doris Ittig, Selvi Purro, Mauro Bellucci, Thierry Jorand et Cédric Dorier, emmenés par Philippe Morand, ont su créer, presque de A à Z, ce que nous nous sommes plus à appeler un OTNI (où théâtral remplace volant !). Et pourtant, rien n’allait de soi dans l’idée de départ : un spectacle sur le théâtre, sur la relation qu’entretient le plateau avec la salle, sur les acteurs, et qui puisse s’adresser autant aux adolescents qu’aux adultes… Une gageure ? Avec beaucoup d’improvisations, pas mal de palabres, un zeste de grands auteurs, et aussi des créateurs complices pour les accessoires, le son, les lumières et les costumes (Eléonore Cassaigneau, Manu Rutka, Grégoire de Saint Sauveur et Cécile Vercaemer-Ingles), en six semaines, le défi a été relevé, la chimère est devenue réalité : un lundi à 10h, 130 élèves ont assisté à la première de cette pièce qui en a étonné plus d’un, où l’illusion comique s’est vue à la fois mise à mal et – surtout – magnifiée. De quoi démystifier le théâtre et donner envie aux jeunes de retenter le coup…

Création le 7 0ctobre 2008 - Production Théâtre de carouge-Atelier de genève. Collectif d' auteurs. Mise en jeu de Philippe Morand. Avec : Mauro Belluci, Cédric dorier, Doris Ittig, Thierry Jorand, Selvi Purro.

Si, deuxième numéro

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Le deuxième numéro du journal commun édité par le Théâtre Forum-Meyrin et le Théâtre de Carouge-Atelier de Genève est sorti. Vous pouvez vous procurer ce trimestriel au 39 et au 57 rue Ancienne. Vous y découvrirez de nombreuses informations sur les spectacles à l’affiche du Théâtre Forum Meyrin et  du Théâtre de Carouge.

Vous pouvez également le télécharger librement ici en cliquant sur :
Télécharger Si n°2 Octobre-novembre 2008

Ou sur notre site Internet : theatredecarouge-geneve.ch

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Soirée Célibataire
Vous ne savez pas comment occuper votre soirée du samedi 22 novembre ? L'équipe du Théâtre de Carouge a imaginé une soirée pour vous à un tarif préférentiel ! Au programme : accueil des célibataires dans un espace réservé, cocktail de bienvenue, spectacle et la soirée pourra se poursuivre au Chat Noir, notre partenaire.

Réservation indispensable au
+41 (0)22 343 43 43 
ou par email à :
amour-hasard@tcag.ch

Voir le site du Chat Noir

En bref

Georges Wod
récompensé

Nombreux sont ceux qui nous demandent des nouvelles de Georges Wod, directeur du Théâtre de Carouge-Atelier de Genève de 1981 à 2002. Bonne nouvelle : il va recevoir le Prix du rayonnement français.  Créé en 1994, ce prix prestigieux récompense une personnalité du monde des arts pour sa contribution au rayonnement de la Culture. Réception en décembre prochain, salle François-Simon. Une rendez-vous à ne pas manquer le 2 décembre à partir de 20h.
Réservation indispensable au :
+ 41 (0)22 343 43 43
ou par email : info@tcag.ch

Retour
sur évocation

Y a des jours comme ça: pas envie de se souvenir, encore. Et puis, le 4 octobre dernier, j’ai rencontré Ana Simon, la femme de François Simon, acteur, metteur en scène, le père fondateur du Théâtre de Carouge. C’était dans les locaux de la Radio Suisse Romande, à Genève, histoire d’assurer la promo de l’évocation à François Simon qui se déroulait le lendemain. Avait-elle senti que, ce jour-là, ça arrive, je n’avais pas envie de me souvenir, encore ? En plateau, Florence Difélix, journaliste, pose sa première question : «  pourquoi se souvenir ? ». Ana répond, et puis  se tourne vers moi, et lâche une bombe : « Se souvenir surtout pour ne pas devenir amnésique. Sinon, comment construire l’avenir. Sur quel sol ? ». J’ai compris que cette évocation ne serait pas un hommage. À ce moment-là, en écoutant Ana prononcer “amnésie” avec son accent de l’exil, vécu et vivant, je comprenais que cette soirée était l’occasion de parler de ce qui nous fonde, de nos fondations. Une soirée pour fertiliser le sol sur lequel nous sommes plantés, tous. Ce 5 octobre, il y a eu une pluie fine sur Genève. « La même qu’il y a 26 ans, le jour de la mort de François et qui revient chaque année », confiait Ana qui veille à ne rien oublier. F.C.

François Rochaix
décoré

Directeur du Théâtre de Carouge de 1975 à 1981, puis de 2002 à 2008, François Rochaix s'est vu décerné le Mérite Carougeois pour ses activités à la tête de l'institution. Félicitations.

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